Pollution de l'air

Actualités santé

À l’occasion de la 3èmejournée nationale de la qualité de l’air, retour sur la préoccupation environnementale principale des français : la pollution de l’air, car nous sommes tous concernés.

Plus de neuf personnes sur dix à travers le monde respirent un air ambiant trop pollué (source : OMS).
En plus de dégrader petit à petit l’écosystème de notre planète, cette pollution affecte notre santé : 5,5 millions de personnes sont décédées de maladies causées par la pollution de l'air chaque année, soit 4 fois plus que le Sida !

Mais la pollution de l’air, c’est quoi ?

L’air pollué provient des activités humaines (les activités industrielles, le trafic et les transports, l’agriculture, ...) mais aussi de la nature (pollens, volcans, sel marin, l’érosion des sols, ...).
Ces activités modifient la composition de l’air que nous respirons avec des conséquences sur notre santé et l’environnement.

Les polluants en question

Il en existe de nombreux mais 3 sont problématiques du fait du dépassement récurrent des normes de qualité de l’air :

  • Les oxydes d’azote (NOx)
  • Les particules PM10 et PM2,5
  • L’ozone (O3)

Ces 3 polluants sont issus en majeure partie des activités néfastes de l’Homme. Certaines zones en France sont plus touchées que d’autres à cause de la densité du trafic, des zones industrielles, ...

Depuis 1996, la surveillance de la qualité de l’air est obligatoire en France. Celle-ci est rendue possible par un réseau de 650 stations et 1800 analyseurs qui surveillent jusqu’à 9 polluants atmosphériques. De cette mesure né un indice « Atmo » : cet indice quotidien permet de noter de 1 à 10 la qualité globale de l’air à travers la concentration de 4 polluants (dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, ozone et particules).

  • De 1 à 4, la qualité est très bonne à bonne
  • De 5 à 7, elle est moyenne à médiocre
  • De 8 à 10 elle est mauvaise à très mauvaise

Des épisodes de pollution peuvent être observés quand la concentration d’un ou plusieurs polluants dépasse les seuils réglementaires horaires ou journaliers, avec parfois des alertes émises.

Le saviez-vous ?

Il ne faut pas confondre pollution de l'air et Gaz à Effet de Serre (GES).

  • Les polluants de l'air, composés de gaz toxiques ou de particules novices, ont un effet direct sur la santé et les écosystèmes.
  • Les GES sont responsables du changement climatique. Ils restent très longtemps dans l'atmosphère mais ils ont peu d'effets directs sur la santé (à l'exception notable de l'ozone, qui est aussi un polluant de l'air).

100 milliards = c'est le coût annuel total de la pollution de l'air extérieur en France, évalué par la commission d'enquête du Sénat, dont 20 à 30 milliards liés aux dommages sanitaires causés par les particules.

Comment endiguer cette pollution ?

L’État et les différents territoires en France luttent chaque jour contre la pollution atmosphérique avec par exemple :

  • La réduction de la vitesse sur la route pendant les épisodes de pollution
  • L’instauration des vignettes crit’Air
  • Les primes écologiques pour l’achat de véhicules « propres »
  • Les aides pour la réhabilitation des logements pour éviter la surconsommation d’énergie
  • La mesure constante de la pollution pour réagir rapidement en cas de besoin, etc.

Être un citoyen averti et actif est la meilleure façon de conserver un air sain pour préserver son environnement et donc sa santé et celle de ses proches. C’est l’affaire de chacun et cela passe par des gestes et habitudes souvent simples à mettre en œuvre :

  1. S’informer :
  1. Se chauffer plus sobrement
  • Isoler son logement
  • Faire entretenir son appareil de chauffage bois ou fioul (chaudière, poêle…)
  • Choisir un appareil performant (chaudière à condensation, poêle à bois labellisé Flamme verte…)
  1. Se déplacer autrement
  • Privilégier la marche, le vélo et les transports en commun
  • Choisir le covoiturage
  • Pratiquer l’éco conduite (vitesse souple et réduite, usage modéré de la climatisation…)
  • Entretenir son véhicule, vérifier la pression des pneus
  • Acheter un véhicule faiblement émetteur et l’identifier grâce au Certificat qualité de l’air
  1. Valoriser ses déchets verts

Il est interdit de brûler les déchets verts à l’air libre. Pour s’en débarrasser, plusieurs solutions :

  • pour les déchets organiques, de tonte ou d’entretien : le compostage, le paillage, la tonte mulching (l’herbe est broyée sur place par la tondeuse)
  • pour les déchets encombrants : collecte sélective en porte-à-porte ou dépôt en déchetterie

C’est souvent simple, et l’État vous aide même parfois à mieux maîtriser vos émissions (Primes énergie, aides, ...).
À vous de jouer, citoyen modèle !

Agir pour la qualité de l'air : le rôle des collectivités

Panneaux d'exposition sur la qualité de l'air

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